La Rambla del Castro est la balade la plus connue de la côte nord de Tenerife, et elle le mérite. Elle longe les falaises près de Los Realejos, traverse une palmeraie, passe devant un ancien fort et une station de pompage en ruine, et se termine au Mirador de San Pedro. Environ deux heures aller-retour, et facile d’un bout à l’autre.
Ce qui justifie le trajet
La palmeraie, d’abord. Les palmiers-dattiers des Canaries poussent ici à l’état sauvage, dans une densité qu’on voit rarement ailleurs sur l’île, au creux d’une vallée côtière verdoyante qui évoque davantage les îles macaronésiennes tournées vers l’Atlantique que le sud sec de Tenerife.
Vous longez aussi le littoral de tout près — c’est une marche en haut de falaise, avec la mer directement en dessous sur une bonne partie du parcours. Par temps clair, les vues en arrière le long de la côte sont les plus belles de ce côté de l’île.
Le mirador au bout
Le Mirador de San Pedro est la récompense, et il vaut la peine de s’y arrêter vraiment plutôt que de faire demi-tour aussitôt. Il donne sur tout le littoral nord, et par une matinée dégagée on voit loin vers l’ouest, jusqu’à Garachico et au-delà.
Y aller
À environ vingt-cinq minutes en voiture de l’appartement, vers l’est le long de la côte en direction de Puerto de la Cruz. La plupart des marcheurs démarrent du côté de Puerto, près de l’Hotel Maritim.
Partez tôt. C’est la balade la plus fréquentée de la côte et le stationnement près du départ est limité.
Ce qu’il y a d’autre le long du chemin
L’itinéraire ne se résume pas aux palmiers. Vous passez devant la station de pompage de la Casa Hamilton, une ruine du dix-neuvième siècle construite pour remonter l’eau jusqu’aux plantations, et devant le petit fort de San Fernando au-dessus du rivage — deux rappels que cette bande côtière verdoyante était une terre agricole en activité bien avant qu’on ne s’y promène pour le plaisir.
Il y a une plage à l’extrémité est, la Playa de los Roques, si vous voulez y passer l’après-midi. Comme partout sur cette côte, regardez les conditions avant d’entrer dans l’eau : l’Atlantique est ici en pleine mer, et la baignade abritée se trouve à San Marcos et dans les piscines naturelles de Garachico.
Quand y aller
Tôt le matin, c’est le mieux, aussi bien pour se garer que pour la lumière le long des falaises. C’est également le moment le plus frais de la journée, ce qui compte plus qu’il n’y paraît sur un sentier côtier exposé.
Évitez la fin de matinée le dimanche si vous le pouvez — c’est une balade prisée des habitants, et c’est à ce moment-là qu’il y a le plus de monde.
