C’est la promenade que nous conseillons en premier, parce qu’elle ne demande rien : ni voiture, ni départ de sentier à trouver, ni autorisation. Elle quitte la Playa de San Marcos, suit la côte pendant une heure environ à travers les terrasses de bananiers et passe devant El Guincho, puis arrive à Garachico à temps pour le déjeuner.
Ce que vous traversez vraiment
Ce sont les terrasses de bananiers qu’il faut regarder. Elles couvrent l’essentiel des terres cultivables de cette côte, empilées en plateformes bordées de murets de pierre entre les falaises et la mer, et ce sont elles qui donnent au nord son visage. Le bananier a besoin d’eau et d’abri ; le nord a les deux, parce que les alizés accumulent les nuages contre ces pentes. Le sud de l’île, plus sec et plus ensoleillé, y a fait pousser des complexes hôteliers à la place.
Une partie du parcours emprunte une piste cyclable, ce qui rend la marche facile et le revêtement sûr. Il y a un tunnel à traverser sous la route — prenez un téléphone avec une lampe si la lumière commence à baisser.
Pourquoi y aller à pied plutôt qu’en voiture
En voiture, Garachico est à dix minutes et vous ne voyez pour ainsi dire rien. À pied, vous avez les terrasses, le littoral, El Guincho, et l’arrivée progressive dans une ville que la lave a ensevelie il y a trois cents ans — ce qui vaut nettement mieux, comme introduction à Garachico, qu’un parking.
Une heure dans chaque sens reste confortable pour la plupart des gens. La solution honnête consiste à faire l’aller à pied et à rentrer en bus, ce que nous faisons souvent.
Le bon moment
Partez le matin, mangez à Garachico, revenez dans l’après-midi. C’est la forme naturelle de la journée, et elle correspond au fonctionnement des restaurants ici : le déjeuner est le repas principal et les cuisines ferment l’après-midi.
Ne prévoyez pas de rentrer à pied une fois la nuit tombée. Certaines portions du trajet ne sont pas éclairées.
